« Licorice Pizza » : La douceur des sentiments

A l’origine, ce n’est pas Licorice Pizza qu’on allait voir. Loin de là même puisque notre séance ciné de dimanche dernier aurait dû être consacrée à Spider-Man, qui commence doucement à quitter les salles obscures et que j’aimerais bien voir sur grand écran malgré les très gros a priori que je formule à son encontre. Le dernier Marvel quitte tellement les cinémas qu’il se trouve d’ailleurs que mon ciné habituel ne le diffuse même déjà plus ! Parmi la poignée de film à l’affiche, le choix se réduit très rapidement à Nightmare Alley de Guillermo Del Toro ou Licorice Pizza donc. Ce dernier étant déjà proposé depuis plusieurs semaines, c’est vers lui que nous nous sommes tournés, histoire qu’il ne nous file pas lui non plus entre les doigts.

En-tête Licorice Pizza

Licorice Pizza était de toutes façons un film que je voulais voir. Même si je ne suis pas un spécialiste de Paul Thomas Anderson, je dois bien admettre que le peu d’œuvres que j’ai vues de lui m’a suffisamment fasciné pour que je sois naturellement intrigué par ce nouveau film. Et pourtant, pour jouer franc-jeu, seuls deux de ses films ont fait l’objet de visionnages chez moi : There Will Be Blood et celui qui était jusqu’à récemment son dernier en date, Phantom Thread. Des films magnétiques s’il en est, tous deux portés par le tout aussi magnétique Daniel Day-Lewis, et qui m’ont happé quand je les ai découverts, me faisant bien comprendre, trop longtemps après tout le monde, quel cinéaste remarquable Paul Thomas Anderson peut être.

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Paul Thomas Anderson devant l’objectif de Jean-François Robert, pour Télérama.

Aussi, en attendant de rattraper ses autres films, qui m’ont toujours été présentés comme des chefs-d’œuvre (ce que je veux bien de plus en plus croire), de Boogie Nights à Inherent Vice en passant par The Master et Magnolia (que j’ai cependant entrevu de manière hachée pour ce dernier), je me dis qu’il n’est pas utile d’accumuler encore plus de retard sur cette filmographie et qu’il est donc des plus judicieux d’aller découvrir Licorice Pizza en salles. Le film avait par ailleurs suscité en moi une grande curiosité, avant même que je sache qu’il était réalisé par ce cinéaste. Une curiosité que je n’ai d’ailleurs jamais cherché à atténuer en allant dénicher la moindre information sur ce dont il pouvait parler ou les acteurs et actrices qu’il pouvait mettre en scène au-delà des seuls noms qui figuraient sur l’affiche. Cette même affiche qui, apposée sur les colonnes Morris parisiennes avait été la raison de cette curiosité. A chaque fois que je la voyais, j’étais intrigué, allez savoir pourquoi. Etait-ce la pose assurée d’Alana Haim dessus, le grain de la photo ou bien ce titre étonnant ? Je ne sais pas vraiment mais au fond, c’était sans doute un peu de tout cela, comme une conjonction de facteurs qui aurait su avoir ce côté hypnotisant. A tel point que je me suis demandé si le film ne pouvait pas avoir le même pouvoir finalement.
J’arrive donc dans la salle avec cette curiosité dont je ne vous parle pas seulement pour vous raconter ma vie. Si je vous évoque cela, c’est parce que je suis certain, au moment où j’écris ces lignes, que le fait de n’avoir rien su du film avant d’aller le voir a plus que conséquemment aidé à mon appréciation de ce dernier. Quand je me suis installé dans mon fauteuil, je n’avais rien de plus que l’espoir de retrouver dans les 2h15 qui se profilaient tout ce que l’affiche avait su me laisser envisager. Et le fait est que, dès les premiers instants, j’ai compris que c’était bien de cela qu’il allait s’agir. De cette façon de faire, de cet art de composer des images, de leur donner une texture, une chaleur, propre à Paul Thomas Anderson. Qu’il allait y avoir dans Licorice Pizza tout ce que je m’étais imaginé en amont, ou presque peut-être. Que j’allais y trouver enfin une ambiance qui transpire de chaque morceau de cette affiche, encore elle. La déambulation dans le lycée, en ouverture, annonce la couleur de A à Z et jamais le film ne s’en départira. Tout ceci pour vous le dire tout de suite : j’ai été absorbé par l’esthétique de Licorice Pizza.

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Tout commence avec cette tête qui sort du rang, annonciatrice du caractère des personnages.

Tout dans ce film tourne autour de cette ambiance so 70s et tout tourne ainsi avec excellence, jusque dans cette BO qui – sans pour autant vous faire croire à une révolution, ni même chercher à le faire – offre un délicieux choix de chansons. Ce sont les répertoires des Doors, des Wings, des Four Tops et de tant d’autres qui sont alors employés pour renforcer la saveur du contexte dans lequel le long-métrage s’installe confortablement. Le son donc mais aussi l’image bien sûr avec ce visuel que Paul Thomas Anderson travaille autant sur la pellicule, avec ce grain particulier qui confère une vraie chaleur au film, que dans ce qu’elle va imprimer et présenter à nos yeux. Licorice Pizza dévoile ce faisant des morceaux de cette Amérique qui ne sait pas encore quelle crise (pétrolière en l’occurrence) va s’abattre sur elle quelques mois plus tard et que le film évoque et emploie d’ailleurs assez intelligemment dans le déroulé de son récit.
Ponctué ainsi de ces symboles, de ces repères visuels et sonores, il aurait été facile pour Licorice Pizza de se laisser tomber dans l’écueil de la banalité, du classicisme de ses références ou, pire encore, de la surenchère. Ce serait cependant mal connaître son réalisateur, à séparer de ses homologues au moins pour son réflexe de ne jamais tomber dans l’évidence. Rien que le titre du film témoigne de cela, en réussissant à caler un clin d’œil au vinyle (si souvent mis en avant dans les films actuels se déroulant dans les années 1970 ou même 1980) plus fine que les autres. Car Licorice Pizza (« pizza à la réglisse ») c’est aussi le petit surnom donné au fameux disque noir outre-Atlantique, en plus d’être le nom d’un disquaire installé à Los Angeles à cette époque. Et pourtant, je n’ai même pas souvenir d’avoir vu un seul disque dans tout le film. Là se cache le détail qui fait la différence : Anderson ne s’embarrasse pas de clichés habituels et trop vus. Pas de vinyle, pas de balade en rollers et autres intérieurs domestiques bariolés ou orange avec les sempiternels même motifs psychés. Tout ceci, le cinéaste le troque pour des choses plus fines, plus discrètes (pas toujours cela dit), plus diluées dans un quotidien qui ne soit pas celui qu’on a vu vécu par mille personnages avant les siens.

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L’apparition du conseiller municipal Joel Wachs (incarné par l’excellent Benny Safdie) est un exemple de cette façon de mettre le contexte au service du récit avec finesse.

C’est de cela qu’il s’agit finalement, du quotidien – un peu chamboulé – de deux personnages qui se croisent à un moment donné. Mais avant de raconter leur histoire, il raconte leur monde, il nous expose leurs années 1970 par le quotidien donc, par les styles vestimentaires ou par la musique, les décors et les environnements. On est loin de toutes ces autres productions qui, dans la veine de choses plus fan service dans l’âme comme Stranger Things, misent volontiers et souvent assez grossièrement sur le revival de telle ou telle décennie pour se vendre, quitte à en oublier de raconter quelque chose parfois. Licorice Pizza joue un autre jeu où l’essentiel n’est pas de servir au public une carte postale un peu factice mais bien de saisir un instantané d’une période donnée. Il saisit les 70s et les tient fermement en place, en trame de fond qui ne réalisera de véritable incursion dans le corps du récit que pour le faire avancer. Le contexte dans lequel se déroule ce film n’empiète jamais sur ce qui se déroule en son sein (sauf par à-coups souvent grâcieux et judicieux) mais lui donne du corps, une texture générale et une épaisseur que la mise en scène sublime admirablement. Elle lui apporte le fond de crédibilité nécessaire. Et tout ceci se met en place avec un sens de l’à-propos remarquable, ne cherchant jamais à en faire trop ou à verser dans une vision trop idéalisée de l’époque. Le contexte est à une place idéale ici et ne « sort de son rang » pour intervenir dans le récit qu’avec ce même sens de l’à-propos. Pour tout cela, Licorice Pizza est déjà un régal, un cocon chaud et épais dont on regrettera d’avoir à sortir en fin de séance. C’est une vraie sensation de douceur qui émane de chaque plan du film (dans ce qu’ils montrent et dans ce qu’ils disent), un naturel presque déconcertant qui permettrait presque d’y voir un film en partie naturaliste, nourri d’une volonté de montrer les choses « telles qu’elles furent », même dans leurs aspects les moins glorieux. « En partie » seulement car on ne pourra nier les atours plus romantiques (au sens littéraire toujours) qui font de ce film une bien jolie chose. Un romantisme qui prend corps cette fois-ci dans ces protagonistes aux ego bouleversés, souvent démesurés (on va y revenir), et aux aspirations si grandes qu’elles en sont parfois cruelles et décevantes.

Puisqu’il vit à travers ses personnages, c’est évidemment dans le récit que ce romantisme s’exprime le mieux, formant alors une belle combinaison avec le naturalisme de la mise en scène. Fait de situations et de mots tout à fait touchants, auxquels il est facile et agréable de s’identifier, le scénario de Licorice Pizza tourne autour de la relation entre Gary Valentine (campé par Cooper Hoffman, le fils du regretté Philip Seymour Hoffman) et Alana Kane (impeccable Alana Haim), de leur amitié inespérée jusqu’au moment où l’un comme l’autre se demandent comment devenir plus que cela, et même s’ils le doivent vraiment. Là encore, Paul Thomas Anderson séduit par son aptitude à éviter bien des clichés et des écueils et à donner vie à une relation dont l’évolution et la progression se fait avec ce même naturel dont je parlais plus haut. Toutefois, il faut bien que tout ne soit pas parfait et je dois bien dire que j’ai trouvé le film un peu trop long par rapport à ce que cette relation a à dire justement ou plutôt pour ce que lui a à dire d’elle. Si je n’ai jamais à proprement parler décroché sur le moyen ou le long terme, j’ai tout de même quelque fois trouvé Licorice Pizza un peu longuet, amenant en certains instants ses personnages et le lien qui les unit dans des situations qui cherchent à relancer la machine mais qui peinent à trouver une justification concrète.

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La séquence du restaurant, où les deux se toisent et se jaugent, est à l’image de toute leur relation.

Pour mieux m’expliquer, je vais essayer de vous décrire ce film comme je l’ai ressenti. A mon sens, Anderson y construit le rapport entre Alana et Gary comme des montagnes russes où ses deux personnages seraient deux wagonnets qui avanceraient côte à côte. A mesure qu’ils franchissent les hauts et les bas, ils vont cependant avancer à des rythmes différents sur les rails de leur relation. S’ils se rejoignent parfois, il arrive aussi régulièrement que l’un soit trop en avance sur l’autre et inversement. Seulement, si cette mécanique n’est pas sotte en soi, elle trouve ses limites lorsque le décalage qui s’observe entre les deux se montre trop brutal, trop rapide et presque injustifié donc. Dans cet ordre d’idée, il me reste par exemple en tête une séquence au cours de laquelle Alana et Gary entament une dispute alors qu’on les voyait deux plans auparavant plus proches qu’on ne les avait vus jusque là. Surtout, la dispute éclate d’un rien, à tel point qu’on se demande quand même un peu quelle mouche les a piqués. Si ces revirements sont multiples au cours du film, certains seront donc à l’image de celui-ci, provoquant une impression étrange, comme si Anderson avait eu le besoin de provoquer un changement de paradigme mais n’avait pas pris le temps de l’installer convenablement pour qu’il ne semble pas trop soudain pour être convainquant. En ces instants, l’un se met à détester l’autre quand ce n’est pas la réciproque qui s’effectue et l’on se retrouve un peu comme deux ronds de flan devant cet étonnant virage émotionnel. On n’ira pas ici parler d’un manque de pertinence évidemment, le film regorgeant d’un talent propre à Anderson pour aborder les thématiques qu’il met en place, mais plutôt de petits accrocs dans l’écriture qui heurtent sur le coup mais qui sont fort heureusement peu de choses en comparaison du reste.

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Le film tourne beaucoup autour de cette idée de course, parfois pour sa rattraper l’un l’autre, parfois fuite en avant, parfois pour se fuir.

Le côté un peu versatile des personnages et de leurs humeurs constituera en tous cas sans doute un moyen pour Paul Thomas Anderson de souligner toute l’impertinence dont l’adolescence nous permet de faire preuve ou la difficulté que l’on a aux âges d’Alana (25 ans) et de Gary (15 ans) à assoir nos sentiments avec certitude. Sans compter toutes ces fois où on le fera au contraire avec trop de certitude en revanche. Une assurance fébrile, fragile et donc changeante qui caractérise entièrement ces deux protagonistes. On se prend ainsi, peut-être parce que l’on a vieilli et que ces années-là sont derrière nous, à faire ce grand écart où l’on va autant les apprécier que les détester. Aussi, dans cette façon de faire coexister deux personnes aux tels ego, Anderson poursuit son travail sur les êtres aux personnalités fortes et fières, ce qui leur attire bien souvent des ennuis. On pense à Tom Cruise dans Magnolia, à Daniel Day-Lewis dans There Will Be Blood mais également dans Phantom Thread. A différents degrés et de diverses manières, ces personnages font preuve d’une redoutable présence et d’une force de caractère trop grande, parfois violente pour les autres et pour eux-mêmes. Quand on connait la réputation de Paul Thomas Anderson, difficile d’ailleurs de ne pas y voir une projection de lui-même. La chose se répète ainsi dans Licorice Pizza avec Alana et Gary, tous deux (trop) fiers et emplis d’une confiance qui ne peut que leur jouer des tours.

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Alana Haim et Cooper Hoffman forment un tandem très crédible, même s’il semble évident qu’Alana Haim brille plus encore que son acolyte.

En dépit des défauts qui sont les leurs, on s’intéresse à ces personnages et s’il y en a une qui surnage totalement, c’est Alana. Valeur sûre de Licorice Pizza, elle réussit à être à la fois solaire et impétueuse. C’est un personnage sincèrement intéressant, pour ne pas dire fascinant, auquel on s’attache encore une fois très naturellement. En grande partie servie par l’interprétation d’Alana Haim, elle semble se montrer sans fards, dévoilant aussi aisément ses qualités que ses défauts sans chercher à faire semblant. Comme guidée par une philosophie du « à prendre ou à laisser », on aurait facilement pu se lasser de ses sautes d’humeur et de son franc-parler parfois injuste mais l’équilibre qu’elle trouve dans la manière dont elle est écrite la rend saisissante et, au moment de choisir, on prend sans hésiter un personnage de cette envergure. Je ne peux cependant en dire autant de Gary, auquel j’ai bien plus peiné à croire. Du haut de ses 15 ans, le jeune homme cumule des projets et nourrit des ambitions qui me semblent hors de propos. Je veux bien qu’on me vende l’illusion du rêve américain à travers un adolescent un peu trop sûr de lui mais il m’a semblé que c’était trop dans ce film. Néanmoins, je reconnais que la manque de maturité lié à son âge et à son ego (encore et toujours cet ego) m’ont convaincu à de multiples reprises et m’ont honnêtement donné l’impression de voir un adolescent aux dents trop longues. Je reste un peu plus sur la réserve cependant concernant son interprète, à savoir Cooper Hoffman, qui m’a semblé livré un jeu qui soit « à la Paul Dano » mais sans le charisme, ni le magnétisme de l’illustre acteur. Manquant à quelques reprises de justesse, versant trop facilement dans un sur-jeu qui ne sera toutefois jamais navrant, Hoffman sera sans doute un comédien que l’on appréciera vraiment de voir dans quelque temps. Ce n’est pas encore totalement le cas ici. Malgré cela, les deux arrivent à bien fonctionner ensemble et composent un tandem efficace et que l’on suit avec plaisir sur le long terme, le tout au sein d’une galerie de personnages plaisante où se détachent quelques seconds rôles savoureux, de Sean Penn à Tom Waits en passant surtout par un Bradley Cooper surprenant !

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Bradley Cooper incarne un Jon Peters déjanté et très réussi.

Tout ceci étant dit, c’est en définitive la somme de ces éléments qui donnent sa saveur au film. Parce qu’il sait jouer les équilibristes entre les bons et mauvais côtés de ses personnages, qu’il est capable de nous les exposer sous différents jours sans jamais ni les idéaliser, ni les enfoncer, Licorice Pizza se veut redoutable dans l’exécution de son scénario. Surtout, la cohabitation entre ces multiples facettes est un atout majeur dans la manche d’Anderson pour conférer à son nouveau film cette chaleur particulière. Un équilibre se forme et lorsque l’on se plait à apprécier les instants où les choses vont pour le mieux, on s’aperçoit que c’est finalement parce qu’il y a les moments de plus grande « dramaturgie » pour leur apporter leur force. On comprend en avançant avec le film que ces séquences où la relation entre Alana et Gary est au beau fixe et où tout semble placé sous un soleil radieux sont comme des bulles de savon.
Belles et fragiles, elles flottent en douceur comme bercées au gré des courants d’air jusqu’au moment fatidique où les bulles éclatent. Nait alors une déception, presque une amertume, mais qui ne se sépare jamais du sentiment d’avoir assisté à quelque chose de joli et du plaisir que l’on a malgré tout à avoir vécu un instant pareil, aussi éphémère soit-il. Anderson, derrière la caméra, utilise alors les séquences moins heureuses pour reprendre son souffle et propulser de nouvelles bulles. Et Licorice Pizza d’installer sa rythmique selon ce mouvement. Ces bulles de bonheur naissant sont finalement des moments suspendus à l’image des travellings qu’Anderson emploie sans réserve et où les personnages courent le plus souvent. Que ce soit ensemble, l’un sans l’autre, pour se fuir ou pour se retrouver, ils courent dans une formidable mise en scène de l’expression « Fuis-moi, je te suis. Suis-moi, je te fuis ». Toute la teneur de la relation entre Alana et Gary prend sa source dans cet adage, lequel devient alors un moteur qui ira en cahotant, certes, calant même parfois au détour de scènes un peu moins « utiles », mais qui nous mènera néanmoins à bon port.

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Au sortir de la séance, Licorice Pizza m’avait laissé une drôle d’impression. D’abord séduit par le film, j’ai commencé à y dénicher plusieurs aspects qui me titillaient de plus en plus et m’amenaient à penser que ce n’était finalement pas si bien que ça. Ce n’est qu’avec le recul, en rédigeant cet article notamment, que je me suis rendu compte que Paul Thomas Anderson avait une nouvelle fois réussi son coup. Dans un mouvement de regard en arrière, le cinéaste compose une histoire d’amour cahoteuse, sans nostalgie mal placée pour une époque révolue. Licorice Pizza est peut-être alors de ces films qu’il ne faut pas juger hâtivement et qui demandent à être un peu digérés avant de s’en faire un avis définitif. Presque une semaine plus tard, je pense pouvoir donc le dire : vous auriez tort de ne pas aller le découvrir.

Une réflexion sur “« Licorice Pizza » : La douceur des sentiments

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