Nintendo Paris 2019 : Mario, Luigi, Link et les autres

L’E3 2019 est fini mais, comme toujours, ce n’est que le commencement d’un long marathon d’annonces supplémentaires, sorties en approche et autres événements prompts à nous en dévoiler davantage sur les nombreux jeux présentés lors du salon californien. Il y aura la Gamescom au mois d’Août bien sûr, puis la Paris Games Week cet automne évidemment mais, d’ici là, dans un cadre plus intimiste, il y a eu Nintendo Paris. Les 20 et 21 Juin derniers, alors que l’euphorie de l’E3 n’est pas encore totalement retombée, Nintendo France a convié un certain nombre de personnes à venir découvrir dans un event post-E3 l’intégralité des titres que la maison-mère avait amenée sur stand à Los Angeles quelques jours auparavant. Luigi, Link, les super-héros Marvel et même un énorme Pikachu tout doux : ils étaient tous là.

Super Mario Maker 2Luigi’s Mansion 3Pokémon Epée et BouclierLink’s Awakening Remastered… J’en passe mais ils font partie des nombreux jeux à venir que Nintendo nous a révélés ou précisés dans son Nintendo Direct d’E3 (dont nous parlions juste ici) et, surtout, ils étaient disponibles pour être testés par les heureux élus présents sur le stand du constructeur lors du salon. Mais Nintendo ne semble pas avoir envie de laisser ses jeux entre les mains d’une poignée de privilégiés et a ainsi décidé de transporter tout cela jusqu’ici, à Paris, pour que d’autres encore puissent s’adonner aux différentes démos. Ce sont ainsi pas moins de 11 jeux qui étaient présents à la Villa Emerige, dans le XVème arrondissement, pour que nous puissions en avoir de premiers aperçus : Dead by DeadlightThe Elder Scrolls – BladesResident Evil 5Super Mario Maker 2Hollow Knight – SilksongCadence of HyruleLuigi’s Mansion 3Mario et Sonic aux Jeux Olympiques 2020, Pokémon Epée/BouclierThe Legend of Zelda – Link’s Awakening Remastered et enfin Marvel Ultimate Alliance 3.
Malgré leur présence sur les petits dossiers de presse qui nous ont été remis, nulle trace cependant de Daemon X MachinaFire Emblem – Three Houses (alors qu’il sort dans un mois, c’eut été une aubaine de le tester), Wolfenstein – Youngblood et, assez logiquement, Animal Crossing – New Horizons. On notera toutefois le cas à part que fut Astral Chain, non jouable mais présenté lors d’une petite conférence de presse à laquelle je n’ai malheureusement pas assisté, faute de timing suffisamment efficace.

Moooh

Et quitte à parler de ce que je n’ai pas fait, je vais vous préciser un peu ce qu’a donné la matinée que j’ai passée sur les lieux. Sur les onze jeux présents, je me suis bien entendu précipité sur ceux qui m’intéressent le plus. Ceux-là, ils sont 3 : Luigi’s Mansion 3Pokémon et Link’s Awakening. Ceci fait, je suis allé toucher un peu à Hollow Knight – Silksong. N’ayant pas joué au premier épisode mais en ayant entendu le plus grand bien, je me suis dit que c’était l’occasion idéale pour voir de quoi il en retournait. Autre jeu que j’ai testé : Super Mario Maker 2. Et voilà que le temps passe. Entre les tests, le temps de poser mes impressions à chaud sur le papier de mon petit carnet, de prendre un café puis un autre (j’en avais bien besoin), de discuter un peu avec les très aimables hôtes et hôtesses de Nintendo, de prendre des photos, il fallait déjà que je file. Vous aurez donc fait le compte vous-mêmes : je n’ai joué qu’à 5 jeux lors de cet event. Un petit chiffre que je regrette un peu puisqu’il aurait évidemment été bien plus intéressant (et amusant) de faire le tour de tous les titres proposés mais, que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir et j’avais d’autres choses à faire ce jour-là ! Alors j’ai quand même observé ce que donnaient les autres jeux pendant que je faisais des photos mais, bien entendu, ce n’est pas la même chose que d’y jouer soi-même. Aussi n’en parlerai-je pas vraiment ici. Au lieu de cela, je vais me contenter de vous donner mes impressions sur ce que j’ai eu en mains lors de cette très agréable matinée et j’en profite pour remercier encore une fois Nintendo et LaBoiteCom pour l’invitation !

Luigi’s Mansion 3

En son temps, Luigi’s Mansion premier du nom faisait partie des jeux de lancement de la GameCube. Un jeu somme toute assez original au regard de la licence dont il tâchait d’être un spin-off et sous bien des aspects : on y incarnait Luigi, ce n’était pas un platformer 2D ni même 3D mais bien un jeu à la croisée des chemins entre un Resident Evil vraiment très édulcoré et un ersatz de SOS Fantômes. Armé de son aspirateur, Luigi nettoyait ainsi de fond en comble un manoir hanté avant de reproduire l’expérience quelques années plus tard dans un épisode 3DS certes appréciable mais néanmoins – à mon sens – un peu moins exaltant que le premier. L’annonce d’un troisième volet aux aventures simili-horrifique du fameux frangin de Mario fut cependant une excellente nouvelle et m’a plu dès le début. Car si Luigi’s Mansion 2 m’avait un peu lassé au bout du compte, j’avais néanmoins reconnu en lui une suite appréciable, avec son lot d’idées suffisamment intéressantes pour ne pas tomber dans la simple redite d’un premier volet qui s’est d’ailleurs assez récemment fendu d’un portage sur ladite 3DS.

Gluigi est apparu pour la première fois dans le portage 3DS de Luigi’s Mansion, sans doute pour tester le concept.

Concernant ce troisième épisode, l’histoire est somme toute assez simple : Mario, Luigi et toute la bande ont reçu une invitation pour passer un séjour dans le très luxueux Hôtel du Dernier Repos, dont le nom n’est à la réflexion pas particulièrement engageant, mais il s’agit bien évidemment d’un vilain coup du Roi Boo pour enlever tous ces joyeux lurons. Luigi, seul rescapé du piège, doit donc de nouveau sauver tout ce petit monde, Ectoblast sur le dos et en compagnie du professeur K. Tastroff et d’Ectochien, le petit chien fantôme du plombier à la casquette verte. L’Ectoblast justement, parlons-en : Luigi est ici équipé d’un tout nouveau modèle, l’Exctoblast GL-U. Si cet aspirateur haut de gamme permet comme toujours d’aspirer ou repousser les fantômes et objets qui se trouvent à sa portée, il permet également, petite nouveauté, de faire appel à Gluigi, double ectoplasmique tout vert de Luigi. Gluigi présente la particularité de ne pas craindre les différents obstacles qui bloqueraient le plombier et donc de pouvoir se faufiler dans des zones inaccessibles au héros (à travers un champ de pics, derrière des barreaux, etc…). Seul problème, il n’a pas beaucoup de points de vie et l’eau le fait fondre instantanément.
Reste que cela permet, in game, non seulement de débloquer des situations mais également de créer une sorte de « mode coop tout seul », puisque le joueur pourra alterner entre Luigi et Gluigi pour résoudre des puzzles et énigmes. Ainsi, dans la démo que j’ai pu tester, je pouvais notamment placer Luigi dans un ascenseur, invoquer Gluigi, demander à ce dernier d’activer le mécanisme avec son propre Ectoblast, et enfin revenir à Luigi en laissant son double continuer tout seul l’action que je lui ai demandée juste avant. La chose fonctionne très bien et permet donc au jeu de proposer des puzzles relativement inédits au regard de la trilogie dans son ensemble. Une dernière nouveauté pour la route, la possibilité d’envoyer une ventouse sur les ennemis afin de leur arracher leur éventuel bouclier ou sur des éléments du décor en vue de dévoiler passages cachés et autres secrets bien gardés. Tout cela, j’ai pu le tester et je dois bien admettre que ces quelques ajouts inédits semblent assez bien renouveler la recette de Luigi’s Mansion. Ce troisième épisode promet ainsi de garder toute la saveur propre à la saga mais pourrait en même temps bien être le joli renouveau que le deuxième épisode peinait à être.

La ventouse sera un outil essentiel !

Sortie : 2019
Probabilité d’achat : 100 %

The Legend of Zelda – Link’s Awakening Remastered

Link’s Awakening, c’est ce Zelda topé pour 5€ en loose dans la cour du collège il y a quelques années sans trop savoir ce qui m’attendait avec ce jeu. A l’époque, de cette saga, je ne connaissais qu’Ocarina of TimeMajora’s Mask (et encore, si peu) et The Wind Waker (le premier auquel j’ai réellement joué pour tout vous avouer). Du coup, j’ai vu Zelda sur la cartouche, je n’ai pas hésité mais je ne pensais pas me retrouver avec, bien inséré dans ma Game Boy, l’un des titres les plus notables de toute la série. Car si Link’s Awakening ne se paie pas le luxe d’être un jeu particulièrement connu du grand public, il est pourtant mémorable à plus d’un titre. Mais là n’est pas le propos – je reviendrai sûrement sur le sujet au moment d’écrire mon article sur le remaster – et je vais plutôt vous donner mes impressions sur la démo de ce nouveau portage que j’ai pu tester à Paris.

N’est-ce pas mignon tout plein ?

La démo, globalement, ce sont les 5 premières minutes du jeu. Aussi, celles et ceux qui ont déjà parcouru cette aventure retrouveront bien vite leurs repères, l’épée sur la page, les bois, etc… Dans ce si court laps de temps, l’on vous propose (si vous vous débrouillez bien) de faire le parcours jusqu’au premier boss du titre. Ou alors, libre à vous de seulement vous balader pour profiter des qualités esthétiques de ce remaster. Notons en tous cas dans un premier temps ce qui saute immédiatement aux yeux. Déjà, Link’s Awakening est magnifique. Je sais que tout le monde n’arrive pas nécessairement à se mettre au diapason de cette nouvelle refonte esthétique mais, très personnellement, je la trouve superbe. A voir ce que cela donne sur l’ensemble du jeu mais je trouve que ce côté jouet/diorama ajoute encore à tout l’onirisme inhérent du titre d’origine et ce n’est pas pour me déplaire. Quant au fameux flou qui fait office de contour de l’écran, il n’est vraiment pas aussi gênant que ce que certain(e)s auraient pu croire. A vrai dire, je l’ai même à peine remarqué. Ensuite, il est à noter que ce remaster fait fi du déplacement par tuiles que proposait le jeu d’origine. Fini donc le glissement d’un tableau à l’autre dès lors qu’on change de zone dans le quadrillage qu’était la map, cette dernière est désormais ouverte.
Et, voyant cela, on aurait pu penser que les déplacements allaient quant à eux suivre cette idée d’ouverture et être bien plus libres qu’autrefois, dans ce doux temps où ils étaient limités par une croix directionnelle. La réponse à ce sujet est : oui et non. Car Link’s Awakening Remastered conserve la logique d’un déplacement selon 4 axes (haut/bas, gauche/droite et les deux diagonales) mais on y notera une différence, à savoir que là où Link se déplaçait autrefois en diagonale tout en restant orienté dans le sens d’un des points cardinaux, il peut cette fois-ci s’orienter dans l’axe de la diagonale concernée (Vous me suivez ? Si ce n’est pas le cas, dîtes-le). Cela permet donc une autre approche des différents ennemis et, qui sait (je n’ai pas pu le voir dans la démo), de nouvelles énigmes peut-être. A voir donc mais tout cela semble finalement très bien pensé. Je ne nie pas avoir été surpris par ce choix concernant les déplacements mais une fois la prise en main faite, il n’y a aucun souci quant à cela. Mon regret, c’est de ne pas avoir pu profiter des musiques de cette nouvelle version, les bruits alentours m’empêchant de les entendre clairement. Mais ce n’est pas bien grave me direz-vous. Je retiens en tous cas de très bonnes premières impressions, tant esthétiques qu’en matière de gameplay et j’ai plus que hâte de m’y mettre !

Je me souviens que je détestais ces marais à l’époque tiens.

Sortie : 20 Septembre 2019
Probabilité d’achat : 100 %

Pokémon Epée et Bouclier

La voilà, enfin, la saga que je suis le plus depuis que je suis joueur. Si ma pratique du jeu vidéo est née avec Super Mario 64 et Lucky Luke sur Game Boy, ma « passion » (aussi galvaudé que puisse être ce mot) est quant à elle née avec Pokémon. Une licence phare dans mon Panthéon vidéoludique, au sein duquel trônent fièrement les six versions des deux premières générations et sans doute quelques autres aussi. Là encore, je vous passe tout ce que je pourrais vous dire sur le sujet, nous en reparlons bien plus adéquatement ailleurs et plus tard. Pokémon est en tous cas, malgré le tendre affect que je garde pour elle, une licence dont je me suis détaché au cours des dernières années. Pas parce que je ne m’y intéresse plus mais parce que les jeux qu’elle proposent, eux, n’arrivent plus à m’intéresser. Aucun doute que mes attentes ont évolué, sinon grandi, et que le manque de renouveau majeur des dernières générations ont probablement été en contradiction avec cela. C’est ainsi que j’ai joué de manière très anecdotique aux versions Noire et Blanche notamment, excluant même leurs suites, tandis que je n’ai même pas prêté une seconde de mon temps aux récents Soleil et Lune et ce qui a suivi. Tout juste ai-je, par pure nostalgie, attrapé Pokémon Let’s Go Pikachu. Mais voilà, je suis toujours un adorateur de cette série et je ne veux qu’une seule chose : que de nouvelles versions viennent de nouveau susciter l’enthousiasme perdu.

Globalement, Epée et Bouclier se calquent sur le moteur de Let’s Go.

J’attendais cela de Epée et Bouclier, mais les révélations dont elles ont fait l’objet ont un peu éteint mes espoirs. C’est surtout la toute première fois où nous avons pu découvrir ces versions que j’ai eu le sentiment que toute l’affaire allait tourner en rond. Cela semblait en effet reprendre les mêmes contours que toutes les autres versions d’auparavant, sans chercher à y intégrer quoi que ce soit de réellement neuf. Le Pokémon Direct m’a quant à lui un peu rassuré : des hubs ouverts pour capturer des Pokémon, un système d’arènes et de champions a priori un peu revu, le mode Dynamax pour pimenter un peu les combats, un underworld où l’on peut même jouer en coop. Je commencerais presque à m’intéresser à tout cela, voyez-vous. A la Villa Emerige j’ai donc pu jouer un peu à cette nouvelle version mais ma déception, c’est de n’avoir pu évoluer qu’au sein d’une arène et d’y affronter la championne locale, Donna (type eau). L’occasion donc de plusieurs choses.

Nessa (Donna en VF) sera donc la Championne de type Eau.

La première c’est de découvrir à quoi ressemblent les arènes. Avant d’affronter la championne, il m’a fallu parcourir le vaste terrain de jeu, lequel propose un casse-tête à résoudre pour pouvoir accéder au stade à proprement parler. Une sorte de puzzle ponctué de combats contre divers challengers, le tout avec la possibilité notable de pouvoir revenir à tout moment à l’entrée de l’arène pour y faire soigner ses Pokémon. Si je me suis d’abord dit que cette nouveauté simplifiait sans doute un peu les choses, on ne va toutefois pas se mentir : il m’est déjà arriver de sortir d’une arène dans laquelle j’ai été trop présomptueux pour me rendre dans le Centre Pokémon le plus proche, y soigner mes bestioles et ensuite revenir à ce que j’étais en train de faire. Au fond, cette possibilité proposée par les versions Epée et Bouclier ne permet finalement que de gagner du temps. Reste que je n’ai pas eu à l’utiliser. Quant au puzzle de l’arène, il était assez simple à résoudre. Divers gros jets d’eau vous bloque le passage, il faut les activer ou les désactiver de manière coordonnée pour progresser. Rien de bien complexe.
Ceci fait, je me suis retrouvé face à la championne, et ai pu livrer combat. La chose en soi reprend les formes classiques du combat de Pokémon tel qu’on les livre depuis la nuit des temps (la nuit des temps étant située autour de la fin des années 1990 donc). Honnêtement, il n’y a rien à dire sur le sujet : c’est la même chose qu’avant. La différence notable, c’est sans conteste le mode Dynamax, activable uniquement en ces lieux spécifiques que sont les arènes et l’underworld et qui rend notre Pokémon gigantesque et donc un peu plus costaud, le tout pendant trois tours. Franchement, à titre personnel, je n’y vois qu’un ersatz des Méga-évolutions de X et Y, à la différence près qu’au lieu de drastiquement changer d’apparence, votre Pokémon devient simplement très grand. Cette démo m’a donc un peu laissé sur ma faim et si je reconnais volontiers les qualités esthétiques du titre ainsi que le plaisir de retrouver cette ambiance, je ne peux que regretter le manque d’audace dont elle témoigne. Néanmoins, impossible de juger le jeu à l’aune de cette seule séquence de jeu et il faudra attendre le soft complet pour voir de quoi il en retourne réellement. J’ose espérer que le reste de ces versions Epée et Bouclier sera au moins un petit peu plus original que ce que j’en ai vu ici.

Je ne suis pas encore convaincu par le mode Dynamax mais je ne demande qu’à l’être.

Sortie : 15 Novembre 2019
Probabilité d’achat : 60 %

Hollow Knight – Silksong

Malgré les très nombreux éloges dont il a fait (et fait encore) l’objet, je n’ai encore jamais joué à Hollow Knight premier du nom. Du peu que j’en ai vu cependant, le jeu semble avoir beaucoup de choses pour me plaire et il est certain que je me lancerai dedans un beau jour. L’envie n’a d’ailleurs été que relancée par mon test de Silksong, nouvel épisode de la licence. Dans ce dernier, nous n’incarnons plus le Hollow Knight proposé dans le premier titre mais bien Hornet, personnage secondaire qui devient à son tour le héros de sa propre aventure dans ce monde insectoïde.

Une esthétique simple mais foutrement efficace !

Inutile donc de s’attendre à ce que je compare cette démo au premier jeu. Dans cet ordre d’idée, la seule chose que je peux faire éventuellement c’est vous dire que Silksong s’annonce au moins aussi beau que son prédécesseur. Reprenant le moteur et les partis pris graphiques de Hollow Knight, cette suite s’avère être un régal pour les yeux. Tant les décors que les personnages et ennemis ou encore les jeux de lumières sont franchement remarquables et offrent au titre une apparence propre et immédiatement reconnaissable. C’est dire, même moi qui n’y avais pas joué, j’ai reconnu le jeu avant même de voir de quoi il s’agissait (et pourtant il y avait un gros panneau à côté mais c’était le matin et j’avais besoin d’un café…). Enfin bref, manette en mains, Silksong s’avère très engageant. C’est fluide, vif, dynamique et c’est surtout grisant. La prise en main se fait de manière très intuitive, sans doute grâce à la façon dont le gameplay s’inspire de tant de jeux classiques auxquels nous avons déjà joué. S’inspire mais ne copie pas, a priori, car Silksong, de son ouverture jusqu’à ce premier gros affrontement auquel j’ai participé, m’a semblé avoir sa propre patte (sans doute la même que dans Hollow Knight). Le peu que j’en ai vu m’a également donné une impression d’exigence juste, d’un soft qui attend du joueur qu’il arrive à surmonter les différents obstacles qu’il va dresser en travers de sa route mais qui ne va jamais se montrer trop punitif ou complexe à outrance. J’ai le sentiment que Hollow Knight – Silksong offre une expérience très équilibrée et par conséquent à la portée de toutes et tous. Tout cela m’a donné envie d’en voir mais, plus important peut-être encore, de faire le premier jeu avant tout.

Les combats demandent de l’attention et un peu de précision, en observant notamment les patterns des ennemis.

Sortie : 2019
Probabilité d’achat : 70 %

Super Mario Maker 2

Nous voici donc au dernier jeu dont je parlerai aujourd’hui et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est très attendu. Il est d’ailleurs sorti hier, ce vendredi 28 Juin. Super Mario Maker premier du nom avait été un des jolis succès de la Wii U puis de la 3DS en sa fin de parcours. Pour celles et ceux qui seraient passés à côté, il s’agit ni plus ni moins d’un très vaste créateur de niveaux estampillé Super Mario. Vous pouvez y faire tout ce que vous voulez, le tout dans les styles si proches et à la fois si différents des différents opus de la licence, du premier aux plus récents. Le jeu avait notamment brillé non seulement par le panel de ses propositions mais également par le génie créatif d’une grande partie de ses utilisateurs, lesquels se le sont très bien approprié et ont su concevoir des niveaux absolument incroyables.

Les Toads ont légèrement merdé.

Sorti hier donc, j’ai pu tâter Super Mario Maker 2 la semaine dernière et je dois dire que le jeu a l’air franchement cool. Conscient de mon manque cruel de créativité, je n’avais pas pris le premier mais, l’occasion se présentant, il aurait été idiot de ne pas aller jeter un œil sur cette suite. Lors de Nintendo Paris, Super Mario Maker 2 disposait d’ailleurs d’un assez gros morceau du salon puisqu’il proposait d’une part des bornes pour s’essayer à la conception de niveaux, d’autres pour jouer à des stages créés grâce au générateur de niveaux et enfin quelques dernières pour s’essayer au mode Histoire. Ce dernier pose son pitch en peu de mots : les Toads devaient rénover le château de la Princesse Peach mais l’ont malencontreusement effacé. A Mario alors de parcourir une centaine de niveaux pour récupérer des pièces qui permettront de reconstruire le château. Tout cela ressemble à un Super Mario classique, à quelques détails près.

Tout d’abord, nulle map sur laquelle avancer pour progresser de niveaux en niveaux : il faut s’adresser à Toadette pour qu’elle nous donne la liste des niveaux et ce sera à nous de la faire les uns après les autres, dans l’ordre que l’on veut. Notons au passage que les niveaux en question sont classés par difficulté et que plus il est difficile, plus il rapportera de pièces évidemment. Je me suis ainsi essayé à deux trois missions et, une fois, la chose lancée, on constate immédiatement que ce ne sont pas des niveaux « classiques ». Plus riches, plus complexes parfois, les stages de Super Mario Maker 2 regorge de puzzles et d’énigmes parfois coriaces (j’ai essayé trois niveaux de difficulté différents) qui feront appel à vos méninges dans une plus ou moins grande mesure. Je dois avouer que moi qui suis un peu lassé des Mario en 2D après deux décennies à y jouer, je me suis ici laissé très facilement prendre au jeu : parce que ce dernier exigeait quelque chose de moi qu’on ne me demandait plus depuis bien longtemps.
Mais surtout, c’est là la plus grande force de ce mode Histoire, il a l’air d’être une formidable source d’inspiration. A la manière de ce jeune homme qui, fut un temps, nous disait en vidéo de venir parce qu’on est bien, ce mode nous dit : « Regarde tout ce qu’on peut faire ! C’est génial, non ? ». Et tout cela m’a donné envie voyez-vous ! Alors que je m’estime proprement incapable de fabriquer mes propres niveaux (je me souviens de ce que ça donnait dans Advance Wars ou WarGroove par exemple…), je me dis désormais qu’avec l’aide de ce mode Histoire, j’aurais déjà une formidable source d’inspiration pour trouver des idées et arriver à concevoir des choses un peu chiadées. A cela s’ajouteraient ensuite et bien évidemment les très nombreux stages créés par les autres joueurs et joueuses ! Bref, j’en viens à hésiter, d’autant qu’il y a une offre de reprise chez Micromania en ce moment qui fait passer le jeu à 19,99€…

Encore plus d’outils pour encore plus de possibilités !

Sortie : Déjà disponible !
Probabilité d’achat : 65 %

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Je m’arrête donc là pour ce retour rapide sur le Nintendo Paris 2019, exportation française de l’E3. Pas mal de jeux à tester et si peu de temps, hélas. Reste en tous cas que j’ai pu faire le tour de ce qui piquait le plus ma curiosité et que je ressors de ce salon avec des convictions renforcées quant aux différents titres que j’ai pu avoir en main. Mais je profite de cette conclusion pour souligner la qualité de l’accueil, les équipes de Nintendo sur ce genre d’événements étant toujours des plus chaleureuses ! Mention spéciale pour la personne qui m’a accompagné dans ma découverte de Hollow Knight – Silksong, au jeune homme qui m’a bien fait rire en me présentant Luigi’s Mansion 3 et à l’indéboulonnable sourire de la dame qui m’a fait découvrir Super Mario Maker 2. Merci encore à Nintendo et LaBoiteCom pour l’invitation et l’organisation de cet event, c’était – comme à chaque fois – un vrai plaisir !
Quand à moi je vous laisse avec une petite galerie de photos que j’ai eu le loisir de prendre durant ce salon et je vous informe qu’après ces trois semaines spéciales E3 sur le blog, je suis un peu fatigué. Aussi je m’accorde une petite pause d’une semaine pour me reposer un coup. Pas d’article mercredi prochain donc mais on se retrouve dès le mercredi 10 Juillet avec soit une chronique du dernier album des Raconteurs, soit un papier consacré à la série Final Space !

4 réflexions sur “Nintendo Paris 2019 : Mario, Luigi, Link et les autres

  1. Pingback: Parlons jeu, parlons bien n°50 – « Super Mario Maker 2  [Switch] | «Dans mon Eucalyptus perché

  2. Pingback: Paris Games Week 2019 : Et pour quelques jeux de plus | Dans mon Eucalyptus perché

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