La PS5, ses jeux : « future of gaming » ?

Alors que la Xbox Series X avait été révélée le 12 Décembre 2019, lors des Game Awards, et que Sony s’était jusqu’ici contentée de nous montrer la manette de sa future console, il était plus que temps en ce mois de Juin que la firme nous dévoile enfin sa PS5 tant attendue. La chose fut faite en simili-grandes pompes lors d’un event en ligne tenu le 11 de ce mois et au cours duquel la marque PlayStation nous a balancé la console, ses accessoires et une masse de jeux attendus sur cette nouvelle génération. Difficile alors, devant l’étendue des annonces faites ce soir-là, de résister à l’envie de revenir avec vous (et à tête reposée) sur ce grand déballage.

D’une pierre, deux consoles !

Malgré la somme assez respectable de jeux révélés lors de cet événement online, il est évident que toute l’attention était tournée vers le reveal de la PS5. Et pourtant, à l’heure où la diffusion débutait, il n’était pas certain que la console soit montrée dans la vidéo. En effet, si l’on avait suivi la communication de Sony au cours des heures et jours qui ont précédé le 11 Juin, l’accent était clairement mis sur « les jeux de la PS5 » et une volonté de nous offrir un aperçu de la manière dont les titres en question tournent sur la future machine. Evidemment, il était tout à fait légitime d’espérer enfin découvrir la console dans ses formes ici. Sept mois après Xbox et alors que la bête est attendue pour la fin de l’année, cela commençait à tarder. Une attente renforcée par le fait que malgré son annulation, l’ombre de l’E3 plane sur tous les événements et rendez-vous en ligne organisés de part et d’autre d’internet. En cela, on peut dire que la saison à la grosse annonce est ouverte.

La voilà enfin qui se dévoile !

Sony pourra donc se targuer d’avoir su livrer la plus grosse révélation de ce simili-E3 avec la présentation en bonnes et dues formes de sa PS5. Qu’en dire, d’ailleurs ? La première chose qui vient à l’esprit en découvrant enfin l’apparence de la PS5, c’est que la manette ne nous avait pas trompé : PlayStation a envie de changer de cap visuel. La PS5 affiche en effet des formes qui lui donnent des allures « futuristes », assez éloignées de ce à quoi pouvait ressembler la PS4 et ses prédécesseuses. Si je reviendrai plus tard sur mon ressenti général quant à cette apparence et ce que je crois que cela peut dire de l’approche de Sony sur cette génération, il est à noter que la firme semble avoir décidé de ne plus miser sur la discrétion qui avait plutôt fait la marque de la sobre mais élégante PS4, pour miser sur un objet au look qui le rendrait incontournable dans le salon. On notera au passage que la console semble particulièrement grande. En effet, dans sa position verticale, et d’après les nombreuses estimations trouvables ça et là sur le net, la PS5 pourrait bien être la console la plus haute que nous ayons connu.
Un constat qui pourra éventuellement jouer dans la décision ou non d’acheter la machine (je parle ici du public au sens large, pas des joueurs d’ores et déjà prêts à précommander). Il n’est effectivement pas vain, je pense, de rappeler que tout le monde n’a pas nécessairement la place pour une console aussi haute sur son meuble télé. Moi-même, je ne vois pas où je pourrais bien la mettre, en toute honnêteté. Fort heureusement la PS5 jouira également d’une mise en place horizontale qui saura sans doute éluder le souci pour une partie des acheteurs potentiels. Notons également les choix de couleurs faits sur cette console qui rompt (enfin !) avec le sacro-saint noir qui caractérise toutes les machines de Sony et Microsoft à leur lancement depuis la PS2 et la Xbox. Principalement blanche, avec un cœur noir, la nouvelle machine mise sur les choix esthétiques qui ont marqué les versions les plus récentes des consoles actuelles, toutes parues en blanc. Si le noir est resté disponible, tant les PS4 Pro et Slim que les Xbox One S et X se sont parées de blanc au cours des dernières années. La PS5 s’inscrit donc dans cette continuité, au grand dam visiblement de moult joueurs et joueuses qui (évidemment…) la réclament désormais en noir…

La PS5 et sa Digital Edition côte à côte

Mais le plus marquant n’est pas ici et réside dans la deuxième annonce : la PS5 sera déclinée en deux modèles au lancement. Voilà qui n’est évidemment pas sans rappeler les très nombreuses et tout aussi insistantes rumeurs quant à la possibilité que Microsoft décline sa prochaine console en deux modèles également. Cela étant, si la firme de Redmond a d’ores et déjà révélé sa Series X, nul mot jusqu’ici concernant une deuxième version de la machine. Peut-être cela sera-t-il pour le mois de Juillet, où Xbox compte nous parler de ses principaux titres maison à venir sur sa nouvelle console… Nous verrons cela le moment venu mais, d’ici là, revenons à nos PS5 et à cette annonce : si la console sera commercialisée dans un format « classique » avec lecteur de Blu-ray intégré, elle aura donc également droit dès le lancement à une variante en « tout dématérialisé », qui vient donc se glisser dans le sillon ouvert par la Xbox One S All Digital commercialisée depuis un peu plus d’un an maintenant. Visuellement, cette version misant sur le 100 % numérique de la PS5 reprend sans surprise l’aspect de sa frangine à lecteur, en plus fin seulement.
C’est en tous cas une belle surprise de découvrir ces deux modèles en même temps mais on regrettera encore et toujours la même chose : aucune date de sortie précise n’a été donnée et encore moins de prix. Aucune idée donc de la somme qu’il faudra débourser pour s’offrir ces machines, dont Sony (à l’instar de Microsoft pour sa Series X d’ailleurs) affirme seulement que le prix sera à la hauteur de la qualité de la console. Et quand on voit la puissance que ces machines promettent, il y a de quoi craindre un prix plutôt élevé. Tout ce que l’on peut espérer désormais, c’est que les prix mentionnés par Amazon France récemment seront les bons. Il y a quelques jours, et de manière très furtive, le géant de la distribution a en effet listé la PS5 « normale » au prix de 499,99€, laissant envisager un prix pour la version « tout démat » autour de 399,99€. Si ces tarifs sont avérés, je pense à titre personnel qu’on pourra dire que ne s’en sort pas si mal. Pour rappel, la PS4 et la Xbox One avaient été respectivement lancées aux prix de 399€ et 499€.

Les deux consoles à l’horizontale

Pour conclure sur cette partie, rappelons enfin que plusieurs accessoires officiels ont été révélés dans la foulée de la console. Casque, caméra, télécommande, socle de recharge des manettes seront en effet de la partie dès les premiers jours de la commercialisation (enfin c’est ce qu’on est en droit d’imaginer, rien n’ayant été spécifié). Et puis à côté de tout cela, il y a aussi tout ce qui n’a pas été évoqué : écosystème de la console, services disponibles, rétrocompatibilité, évolution du PS Now, place du cloud gaming… Bien des sujets, qu’il n’était pas forcément pertinent d’évoquer ce soir-là, restent encore à défricher pour Sony afin de convaincre cette partie du public qui ne lui mange pas encore dans la main, cette frange de joueurs et joueuses qui ne va pas foncer tête baissée vers la PS5 sous prétexte que, justement, c’est la PS5. L’affaire sera d’autant plus intéressante à suivre que, sur ce plan-là, Microsoft mène très bien la danse. Son service Gamepass connaît un franc succès, la rétrocompatibilité est un des atouts majeurs de Xbox depuis quelques années, le terrain du cloud gaming est déjà bien préparé avec xCloud qui approche doucement. Mais encore une fois, ce n’était pas l’objet de cette conférence. Le 11 Juin, Sony voulait nous faire la surprise de révéler la console mais était surtout venu pour montrer des jeux !

Un line up varié

Bugsnax est la preuve que la PS5 ne sera pas que la console des harcore gamers et des AAA (voire AAAA).

On ne va pas se mentir : en termes de jeux présentés, on a été gâtés quand même ! Ce sont en effet pas moins de 26 jeux qui ont été mis en avant lors cette conférence en ligne mais au-delà de leur nombre assez appréciable, c’est leur variété qui mérite d’être soulignée. Que ce soit en termes de gameplay, de direction artistique ou encore de public-cible, on a trouvé de tout dans cette bien jolie sélection. Du gros AAA clairement orienté « for the players » aux autres jeux plus modestes et aux allures de petits titres indés (mais à l’intérêt variable en ce qui me concerne) tels que Jett : The Far ShoreLittle Devil Inside ou encore Goodbye Volvano High, Sony a su faire preuve d’une représentativité dans sa vidéo qui fait chaud au cœur. Un choix qui est, sans doute, déjà un marqueur de l’orientation que l’entreprise souhaite prendre avec sa PS5. Après une ère PS4 sous le sceau des « true gamers « , que Sony apposait ne serait-ce qu’avec son fameux (et assez ridicule) slogan « For the players » (sous-entendant que les autres machines n’étaient, de fait, pas pour les joueurs et joueuses, les vrai(e)s de vrai), voilà que la PS5 apparaît comme emmenant avec elle la volonté d’également mettre en valeur des œuvres qui ne ciblent pas quasi-exclusivement les joueurs et joueuses les plus chevronné(e)s. Tout au contraire, et certainement pour attirer un nouveau public à elle, la console a attiré l’œil lors de cette présentation sur plusieurs éléments intéressants de ce line up à venir avec des titres clairement familiaux, sinon carrément enfantins, parmi lesquels on pourra évoquer le nouveau SackboyRatchet and Clank ou l’improbable Bugsnax des créateurs d’Octodad

Je ne vais cependant pas ici faire le tour des 26 jeux présentés au cours de l’event. Ce serait redondant et particulièrement lassant pour vous comme pour moi. Au lieu de cela, je vais plutôt faire une sélection de ceux qui m’ont le plus marqué. Que ce soit parce qu’ils m’ont instantanément donné envie ou parce qu’ils m’ont intrigué ou rendu dubitatif, cette poignée de titres mérite à mon sens que l’on s’arrête rapidement sur eux. Le reste, je l’évoquerai plus tard et partiellement, dans une ultime partie conclusive de cet article où je vous livrerai mon ressenti général quant à ce grand déballage de Sony.

Coup de projecteur

Horizon II : Forbidden West

Si vous me suivez de manière plus ou moins assidue, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai très récemment découvert et terminé Horizon : Zero Dawn. Le jeu de Guerrilla Games a même fait l’objet du dernier article en date sur ce blog. En conséquence, vous n’êtes sans doute pas sans savoir non plus que je n’ai au final que moyennement apprécié ce titre. Lui attribuant la note finale de 5/10, je suis loin d’avoir été aussi conquis que bien d’autres par le premier opus de cette nouvelle licence qui va donc prochainement avoir droit à sa suite.

Horizon II : Forbidden West promet des décors toujours aussi incroyables mais la question demeure : qu’y ferons-nous de nouveau ?

Toujours développé par Guerrilla, Horizon : Forbidden West nous mettra donc de nouveau dans la peau d’Aloy, héroïne du premier volet, qui part ici à la découverte du monde au-delà de la map du précédent jeu afin d’en apprendre davantage sur la civilisation qui a précédé la sienne. Le trailer de cette nouvelle aventure est en soi très bien fait. D’une beauté époustouflante, il promet de nouveau d’épater nos mirettes avec ce futur titre. C’était d’ailleurs, selon moi, la principale qualité de Zero Dawn, à savoir proposer un environnement de jeu magnifique dans lequel le dépaysement est a priori assuré. Forbidden West, au vu de ce que cette bande annonce nous a révélé, devrait très logiquement poursuivre et même développer plus en-avant cette approche. Par une multiplicité annoncée des environnements, le jeu promet d’ores et déjà un véritable voyage au sein de décors tous plus réussis les uns que les autres. Sur ce plan-là, je n’ai aucun mal à le croire et l’on notera au passage la promesse d’une nouvelle forme d’exploration avec la vraisemblable possibilité d’évoluer dans des espaces sous-marins (confirmée depuis, nda).
Je ne peux cependant m’empêcher de m’interroger sur la pertinence du game design qui servira de socle à cette suite. Je vous le dis tout net : si Forbidden West ne réussit pas à renouveler outre mesure la formule de Zero Dawn, je me retrouverai sans aucun doute dans la même situation qu’avec ce dernier : je le trouverai certes magnifique mais néanmoins particulièrement ennuyeux sur le plan du gameplay par exemple. Quant à la narration et la mise en scène, j’espère qu’un travail plus abouti sera ici aussi mené. En l’absence d’une vidéo nous montrant clairement ce que le jeu a à offrir (il ne s’agissait ici que d’un trailer cinématique), le doute reste permis dans un sens comme dans l’autre. Forbidden West pourrait très bien faire l’objet de ma réconciliation avec Horizon tout comme il pourrait définitivement enterrer mon intérêt pour cette saga en pleine expansion. C’est ici le sempiternel wait and see qui est de mise.

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Exclusivité PS5 : oui
Date de sortie : non annoncée
Intérêt personnel : échaudé par Zero Dawn, j’attendrai non seulement d’en voir plus sur les propositions du jeu mais également les premiers retours à la sortie pour savoir si je tente ma chance ou pas

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Kena : Bridge of Spirits

Développé et édité par Ember Lab, Kena sera le tout premier jeu de ce studio d’artistes qui s’était avant tout fait connaître en 2016 avec leur court-métrage Majora’s Mask – Terrible Fate, inspiré du fameux épisode de The Legend of Zelda paru sur Nintendo 64 en 2000. Dans cette vidéo d’un peu moins de 5min, le groupe d’artistes avait fait preuve d’un savoir-faire et d’une patte excessivement séduisants et qui avaient su raviver les espoirs d’un remake du titre concerné. Mais revenons-en à Kena.

Le régal visuel a l’air complet !

Avec ce titre, nous avons eu droit à la caution « jeu d’aventure mignon » de la conférence. Dans un trailer de toute beauté, c’est toute la maîtrise d’Ember Lab qui transpire. Tant la direction artistique que les qualités graphiques sont au rendez-vous de cette bande annonce dont la musique est également à noter tant elle imprime déjà l’identité de ce nouveau jeu. Mêlant cinématiques et un peu de gameplay, la vidéo donne à voir un jeu d’aventure évoluant dans un univers à l’identité très marquée sur le plan esthétique et où l’exploration devrait autant être de mise que les combats pour libérer le monde de Kena de l’emprise d’une entité somme toute assez sombre. Nul doute que ce titre devrait s’inscrire dans cette lignée de jeux d’aventures où la narration compte autant que le gameplay afin de donner aux joueurs et joueuses une expérience aussi poétique dans le propos que grisante à parcourir une fois la manette dans les mains. Si j’attendrai évidemment d’en voir davantage avant de confirmer ou non mon envie de me procurer le jeu, il est en tous cas dès à présent clair que Kena : Bridge of Spirits a suscité en moi une curiosité qui en fait un de mes points d’intérêt majeurs de cette présentation.

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Exclusivité PS5 : non, exclusivité temporaire avant de sortir également sur PC, le jeu est aussi annoncé sur PS4
Date de sortie : fin 2020
In
térêt personnel : bien curieux de découvrir ce nouvel univers, les informations à venir me permettront de savoir si j’en fais un instabuy ou non

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Little Devil Inside

C’est un projet de longue haleine qui pointe le bout de son nez dans cette conférence avec Little Devil Inside. Le parcours de ce jeu remonte en effet à 2015, année où il fut financé sur Kickstarter. A l’époque et à mesure que les paliers étaient franchis, les développeurs du jeu (Neostream, studio coréen) annonçaient vouloir sortir le titre sur PC, PS4, Xbox One et Wii U. Bon, pour cette dernière c’est foutu mais on retiendra en tous cas qu’il ne s’agit pas ici d’une exclusivité PS5 à venir.

Ça a l’air magnifique !

Little Devil Inside s’annonce en tous cas comme un RPG mêlant action et aventure dans un univers visuel là encore très marqué et franchement séduisant. Dans un style « so indie » qui en rebutera certains autant qu’il fera fondre les autres, le titre semble également emprunter à beaucoup d’inspirations du côté de son gameplay. Gain d’expérience à l’issue des combats, dimension hack and slash lors de ces derniers, exploration dans un monde semi-ouvert… Le mélange s’annonce en tous cas aussi intéressant à découvrir que l’histoire qui se trame derrière cette aventure faite de monstres à abattre et d’un rapport encore à découvrir entre les deux principaux personnages vus dans cette bande annonce. A noter enfin qu’un mode coop était à l’origine annoncé, bien que non évoqué ici…

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Exclusivité PS5 : non, le jeu sortira également sur PS4 et PC. Si aucun mot concernant la version Xbox One n’a été aperçu ces derniers jours, les récompenses Kickstarter devraient logiquement pousser le jeu à sortir sur cette machine aussi, voire même sur Series X. Concernant la version Wii U, il est évidemment inutile de l’attendre mais on peut supposer que les backers ayant demandé à recevoir le jeu sur la console de Nintendo auront droit soit à une compensation, soit à un portage sur Switch. Affaire à suivre…
Date de sortie : non annoncée

Intérêt personnel : très intrigué par la proposition, que je découvre malgré ces (déjà) 5 premières années de genèse

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Pragmata

Même si cela semblait excessivement peu probable vu le timing, on s’est tous un peu posé la question en découvrant les premières secondes du trailer de Pragmata : était-ce là une nouvelle production de chez Kojima Productions ? Si le style du personnage évoluant à l’écran dans son espèce de scaphandre/armure futuriste a laissé planer un doute, il n’en est finalement rien puisqu’il s’agit de la toute nouvelle licence de Capcom ! Une chouette nouvelle en soi puisque, si je ne dis pas de bêtise, le studio japonais n’avait pas proposé de nouvelle IP depuis 2011 et Ghost Trick sur DS, qui n’a d’ailleurs connu aucune suite.

Oui mais encore ?

Mais passons… Pragmata s’annonce donc, comme bon nombre d’autres jeux de cette longue conférence, à travers un trailer qui ne révélera rien du gameplay. Mais pour le coup, difficile de lui jeter la pierre : le jeu n’est attendu que pour 2022 ! Autant dire une éternité (j’exagère à peine) au cours de laquelle le plus gros du travail reste sans doute encore à faire pour Capcom. En l’état, nous n’apprenons finalement que peu de choses sur ce futur titre mais c’est suffisant pour titiller la curiosité de certains, dont moi. Le jeu prend place dans un univers SF/futuriste (post apo ?) et c’est bien à peu près tout ce que l’on peut en dire. La vidéo, qui nous met d’abord en scène deux personnages (l’homme en scaphandre et une petite fille) en ville puis sur la Lune après une succession d’événements qui permettent de bien mettre l’accent sur les effets visuels, se veut finalement plutôt cryptique et énigmatique. Impossible en l’état de déterminer à quoi ressemblera le jeu et seule l’hypothèse est de rigueur. Plusieurs questions se posent également concernant cette jeune fille qui semble dotée de certaines facultés et la relation qu’elle entretiendra avec celui qui semble quant à lui être le personnage que le joueur incarnera. Sont-ce là les Joel et Ellie ou Sam et BB de Capcom ? Impossible de le savoir mais le fait est que Pragmata a suscité en moi une véritable curiosité.

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Exclusivité PS5 : non, le jeu a également été annoncé sur Xbox Series X et PC
Date de sortie : 2022

Intérêt personnel : curiosité certaine, j’ai hâte d’en apprendre davantage sur le contexte du jeu et, bien sûr, son game design

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Project Athia

Autre nouveauté de cette présentation, Project Athia est le prochain jeu de Square Enix et Luminous Productions, sa filiale qui a œuvré avec la maison-mère sur Final Fantasy XV (Luminous a même été fondé POUR FFXV). Derrière ce titre évidemment temporaire se cache a priori un jeu d’action/aventure dans un univers plutôt orienté fantasy, Square Enix oblige.

On retiendra le sentiment de dynamisme et de puissance dans les mouvements et attaques du personnage principal.

Si le trailer ne permet pas de connaître exactement les tenants et aboutissants du scénario, plusieurs indications permettent d’en dessiner les contours. Project Athia nous fera donc incarner une jeune femme (est-elle Athia ?) transportée dans un autre monde. Vu les baskets qu’elle porte, on est en droit de supposer qu’elle vient de notre monde. Dans cet autre univers en tous cas, elle devra vraisemblablement accomplir une quête au cours de laquelle elle se sensibilisera à divers pouvoirs et à ce qu’on pourrait peut-être appeler une nouvelle appréhension d’elle-même. Le tout se déroulera donc dans une aventure où cette héroïne affrontera divers monstres (dont certains s’annoncent potentiellement dantesques) grâce à des pouvoirs dont certains sont rapidement évoqués dans la bande annonce. Ainsi la voyons-nous bondir sur des hauteurs et distances sur-humaines ou encore combattre une créature en l’enserrant au milieu d’épaisses racines qui jaillissent du sol sous son commandement… Non daté, le jeu est estampillé de la mention « designed for PlayStation 5 » mais sortira néanmoins aussi sur PC.

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Exclusivité PS5 : non, le jeu sortira aussi sur PC
Date de sortie : non annoncée
Intérêt personnel : bien que n’étant pas un inconditionnel de Square Enix, ce premier aperçu m’intrigue suffisamment pour me pousser à suivre assidûment les prochaines révélations autour de ce jeu

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Ratchet and Clank : Rift Apart

Que serait une conférence d’annonce d’une console sans une mascotte quelque part pour la soutenir en bonne et due forme ? Tout comme Xbox a fait appel au Master Chief pour sa Series X et Nintendo à tout son attirail pour la Switch, Sony a donc fait le choix de rappeler ces bons vieux Ratchet et Clank pour les besoins de sa PS5. La présence de ce valeureux duo a d’ailleurs du sens à plus d’un titre.

Le voyage dimensionnel instantané, diapason de cette nouvelle génération ?

Premièrement, ce jeu donne l’occasion de marquer fermement ce choix de Sony d’attirer vers la PS5 un public aussi large que possible et au sein duquel nous retrouvons une frange familiale aujourd’hui largement acquise à la cause de Nintendo. Sans se départir des joueurs et joueuses « traditionnel(le)s » (le précédent opus des aventures de Ratchet and Clank avait connu un joli succès), il est évident que la présence de cet univers si coloré est un atout dans la manche de PlayStation pour viser cet autre public. Et même si ce nom-là résonnera certainement moins dans l’inconscient collectif qu’un Crash Bandicoot, cela reste une manœuvre intéressante (de la même manière qu’il est intéressant de glisser un exemplaire d’Astro’s Playroom dans chaque boite de PS5).
Ensuite, la mention de ce Rift Apart est également intéressante pour ce qu’elle a à proposer en tant que jeu dit next gen. Si cet aspect-là s’observe assez peu dans les qualités graphiques du titre (pour ce que la vidéo nous a donné à voir en tous cas), c’est dans le game design qu’il faut aller jeter un œil pour dénicher de quoi ressentir, déjà, l’appel de la génération à venir. Ici, nous assistons à une promesse qui pourra sembler bien anodine aux yeux de certains mais qui ne l’est pourtant pas : Ratchet and Clank : Rift Apart nous proposera de passer instantanément d’une dimension à l’autre. Basé en effet sur un univers de jeu où les deux compagnons naviguent entre les dimensions, le titre nous propose de passer ainsi d’un environnement à l’autre avec une ébouriffante instantanéité, sans transition aucune ! On parle ici de générer deux environnements tout ce qu’il y a de plus distincts en un claquement de doigts et, a priori, sans chargement ! Rien que pour cela, Ratchet and Clank : Rift Apart méritera qu’on le surveille et s’offre en plus une place particulière dans cette présentation, celle de la note d’intention qui vient annoncer succinctement ce qui pourrait bien être l’une des idées fortes de cette nouvelle génération de consoles.

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Exclusivité PS5 : oui
Date de sortie : non annoncée
Intérêt personnel : je connais mal Ratchet and Clank mais ce que j’ai vu là m’a paru tout à fait divertissant, un achat à terme n’est pas du tout inenvisageable

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Returnal

Il y a six ans, Tom Cruise jouait dans Edge of Tomorrow aux côté d’Emily Blunt, un film de science-fiction calqué sur le principe d’Un Jour sans Fin (Harold Ramis, 1993) et où ce bon vieux Tom revivait inlassablement la même bataille, ramené qu’il l’était au début de cette dernière lorsqu’il mourrait. Un côté très jeu vidéo en soit, à base de die and retry, qui se retrouve aujourd’hui très naturellement dans Returnal, nouvelle production de Housemarque. Si comme moi vous ne connaissez pas ce studio, sachez qu’il s’agit des développeurs de Nex Machina et de plusieurs exclusivités sur PS4 comme Alienation ou Matterfall.

Sur le papier, Returnal a tout ou presque pour s’imposer comme un grand jeu de science-fiction horrifique.

Avec Returnal, Housemarque propose donc globalement un hybride entre shooter à la troisième personne et rogue like 3D dans lequel nous incarnerons une pilote qui s’écrase sur une étrange planète. Etrange, cette dernière l’est surtout en raison de son environnement plus qu’hostile qui nous amènera à mourir régulièrement pour mieux réapparaître, toujours sur la même planète mais dans une nouvelle version de cette dernière. Générant de multiples environnements à chaque respawnReturnal va ainsi mettre notre sens de l’adaptation à l’épreuve face à ces environnements changeants qui laissent supposer un level design tout aussi variable. J’avoue ne pas avoir lu si ces niveaux seraient générés aléatoirement ou non cependant. En termes de jeu pur et dur, manette en mains, Housemarque nous promet par ailleurs la possibilité de changer de modes de tirs par une simple pression de gâchette. A voir comment cela prendra forme dans le jeu final.

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Exclusivité PS5 : oui
Date de sortie : non annoncée
Intérêt personnel : la proposition est très alléchante, je suivrai avec intérêt les prochaines annonces autour de Returnal

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Spider-Man : Miles Morales

Comment ne pas évoquer Spider-Man dans cette sélection de jeux ? Deux ans après, l’exclusivité de la PS4 va connaître un petit frère avec cette itération sous-titrée Miles Morales, du nom de cet autre Spider-Man créé en 2011, personnage secondaire du précédent jeu d’Insomniac Games et largement popularisé par le film d’animation Spider-Man : Into the Spider-verse.

A l’heure où j’écris ces lignes, Insomniac nous parle d’une ville repensée, de chargements instantanés ou encore d’audio 3D…

Ce n’est encore une fois qu’avec un trailer cinématique que ce nouvel opus s’annonce mais, pour le coup, il n’y a pas forcément à en demander beaucoup plus. S’il est évident qu’on a toutes et tous envie de voir comment la chose tourne sur PS5, ce Miles Morales ne devrait toutefois pas révolutionner la recette. En effet, et malgré le doute permis à l’issue de la bande annonce (DLC ? Suite ?), ce titre-là sera un stand-alone calé entre le premier et le deuxième Spider-Man (toujours non annoncé celui-ci). Un jeu qu’Insomniac nous vend d’ores et déjà comme inscrit dans la continuité des événements du premier épisode, reprenant le jeune Miles globalement là où nous l’avions laissé et l’entraînant dans une histoire qui se veut extension de celle du précédent jeu. Un peu à la manière de The Lost Legacy qui venait compléter le lore d’Uncharted 4Spider-Man : Miles Morales devrait ainsi faire office de supplément narratif, dont on imagine aisément qu’il va poser des bases utiles au scénario de Spider-Man 2. A titre personnel, j’attend ce stand-alone avec un certain enthousiasme, ayant été globalement conquis par Spider-Man sur PS4.

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Exclusivité PS5 : oui
Date de sortie : fin 2020
Intérêt personnel : achat assuré à terme, tout simplement

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Mentions spéciales

Deathloop

Exclusivité PS5 : non, le jeu sortira aussi sur PC, plus tard. Il n’y aura cependant pas de version Xbox One ou Series X
Date de sortie : fin 2020

Intérêt personnel : j’étais intrigué lors de l’E3 2019, je le suis encore plus maintenant que j’ai un peu vu de gameplay

Ghostwire Tokyo

Exclusivité PS5 : non car comme pour Deathloop, le jeu sortira d’abord sur PS5, puis sur PC, et il n’y aura pas de version Xbox One/Series X
Date de sortie : 2021
Intérêt personnel : alors que le jeu m’avait beaucoup intrigué à l’E3 2019 avec son ambiance froide, le gameplay aperçu ici m’a grandement refroidi…

Hitman 3

Exclusivité PS5 : non, le jeu est également attendu sur PS4, Xbox One/Series X et PC
Date de sortie : Janvier 2021
Intérêt personnel : conquis par Hitman et Hitman 2 malgré mon manque cruel de talent, j’ai déjà préparé ma carte bancaire pour ce troisième volet

Resident Evil : Village

Exclusivité PS5 : non, le jeu est également attendu sur Xbox Series X et PC
Date de sortie : 2021
Intérêt personnel : alors que je ne suis pas un grand amateur de survival horror dans l’absolu, cet épisode de Resident Evil pourrait potentiellement me séduire par l’ambiance qu’il semble chercher à distiller

Stray

Exclusivité PS5 : non, une version PC est aussi prévue
Date de sortie : 2021
Intérêt personnel : la bande annonce a suscité beaucoup de curiosité chez moi, notamment pour l’univers du jeu, mais il faudra attendre d’en voir plus que cela pour réellement se faire un premier avis

Ressenti final : est-on vraiment aux portes de la next gen ?

Après cette (longue ?) énumération de jeux (j’en ai glissé 50 % de ceux qui ont été présentés), il est temps de faire le bilan de cet event PS5. Que faut-il en retenir ? Quels enseignements tirons-nous de tout cela quant à l’orientation que Sony et le jeu vidéo de manière générale vont prendre dans les années à venir avec cette console ?

Concernant la machine en tant qu’objet tout d’abord, je suis comme pas mal de monde assez surpris par le design choisi. Néanmoins, sans la trouver non plus exceptionnellement belle, je dois bien dire que je ne la trouve pas moche non plus cette petite PS5. Enfin, « petite », c’est vite dit. Il reste encore à connaître sa taille réelle, difficile à estimer mais que certains – comme je le mentionnais plus haut – voient déjà particulièrement imposante. Mais passons sur ces éléments-là. Avec ses allures futuristes qui lui confèrent une aura « d’objet design« , la PS5 peut certainement prétendre à trouver toute sa place dans les intérieurs les plus travaillés, à condition d’être déjà inscrit chez soi dans cette mouvance post-moderne/futuriste toute blanche. Si le high tech s’est depuis quelques années tourné vers cette « mode », les consoles s’étaient jusqu’ici toujours cantonnées à leur sempiternel noir (au lancement en tous cas, hormis Nintendo qui n’a jamais eu froid aux yeux depuis la GameCube).

On nous a présenté la PS5 comme on nous présente une nouvelle voiture, en insistant sur son apparence, ses formes… Il y a l’idée de créer avant tout l’envie de l’objet en tant que tel.

En cela, la PS5 tranche autant par rapport à ce que l’on avait l’habitude de voir que vis-à-vis de sa concurrente directe, la monolithique et noire Series X de Microsoft. La nouvelle console de Sony se dégage déjà le mérite de clairement se démarquer. Elle impose une certaine prestance, une identité qui, au-delà du seul aspect visuel, paraît comme imposant d’ores et déjà une « philosophie » en quelque sorte. Celle-ci se voit par ailleurs renforcée par les multiples accessoires révélés à ses côtés. On touche ici du doigt une espèce de côté lifestyle où la console ne serait plus seulement console mais carrément une partie intégrante de votre quotidien via votre mobilier, que vous soyez joueur/joueuse régulier(e) ou occasionnel(le). C’est presque toute l’idée initiale de la Xbox One qui se transcrit ici mais dans une autre approche. Là où la console de Microsoft prétendait s’imposer dans ce même spectre par le biais de ses services et fonctionnalités, qui devaient regrouper en son sein tout ce dont on a « besoin » en association avec une télé, la PS5 va vraisemblablement quant à elle le faire par une intégration dans le paysage domestique. Sur cette base, j’attends désormais avec impatience de découvrir l’étendue des services que la machine proposera pour constater la manière dont cette idéologie s’inscrira ou non dans ses fonctionnalités.

Alors oui, la PS5 arrive clairement en criant « futur ! » par son apparence, c’est sans conteste l’objectif. Mais il convient malgré tout de se rendre à l’évidence : dans l’état actuel des choses et au vu des jeux présentés, rien ne me pousse à acheter la console day one ou même dans les semaines suivant son lancement. Aux éventuelles mauvaises langues qui penseraient à la lecture de ces lignes que je dis cela uniquement par esprit de compétition entre les marques, privilégiant ainsi Microsoft ou Nintendo, je répondrai par avance que cette ridicule, vaine et datée guerre de clochers qui oppose les fans de Sony à ceux de Xbox et ceux de Nintendo ne m’intéresse en aucun cas. Tout ce qui m’importe c’est ce que chaque machine a à offrir ou non, mettre tout cela dans la balance et voir où mon intérêt personnel y trouve son compte. Ceci étant clarifié, j’en reviens à ce que je disais : pas de day one pour moi au niveau de la PS5. Cela se joue sur plusieurs tableaux.
Tout d’abord, un grand nombre de ces titres annoncés ne seront pas exclusifs à la PS5, ni même à la next gen pour certains. Si l’on fait les comptes, sur les 26 jeux présentés :

  • 8 « seulement » sont des exclusivités PS5 fermes et définitives
  • 11 sortiront également sur PS4 (et 3 d’entre eux arriveront sur Xbox One)
  • 5 paraîtront sur Series X
  • 17 (!) viendront sur PC

Et ça, on en parle ou pas ?

Sur ce dernier point, colossal, je suis personnellement peu concerné, n’ayant pas d’ordinateur apte au gaming à la maison. Il n’en demeure pas moins que voir 17 jeux sur 26 sortir sur des PC aux potentiels techniques aussi compétitifs ne joue pas nécessairement en faveur de la PS5 en l’occurrence. Evidemment, il faut garder en tête le fait qu’il y a également un public de consoleux qui ne cherchera même pas à avoir un quelconque jeu sur PC, par principe ou par défaut.
Ensuite, le fait qu’une quasi-douzaine de titres vienne également sur PS4 pose la question de l’intérêt de passer immédiatement à la PS5. Pourquoi aller m’acheter une nouvelle console dès sa sortie alors qu’une partie aussi grande de ses titres à venir vont être cross gen ? Une question qui se pose d’autant plus qu’une seule des exclusivités fermes de la PS5 annoncées dans cet event sortira au même moment que la console : Spider-Man : Miles Morales. Si ce dernier est de toute évidence un best seller en puissance, il demeure bien seul, les 7 autres exclusivités PS5 n’ayant pas donné la moindre date de sortie, même approximative… Et enfin, aucun des titres de cette catégorie n’est un argument suffisant pour me faire acheter une console, hormis Spider-Man justement. Mais acheter une console pour un seul jeu, c’est un peu chiche et ce n’est jamais ce que je fais. Aussi attendrai-je que la PS5 ait plus de séduisantes exclus pures et dures à me proposer pour foncer vers elle.
Evidemment, et pour conclure sur une note plus optimiste, nous n’avons eu là qu’une première salve de jeux à venir sur la console. Il conviendra d’attendre de voir dans les prochains mois quelles autres œuvres viendront s’ajouter à ce catalogue et, surtout, quel sera le line up de lancement de la machine et combien de jeux parmi celui-ci lui seront strictement exclusifs. Selon les informations que nous obtiendrons à ce sujet, mon avis pourra très bien évoluer. Mais voilà, nous ne sommes que le 19 Juin et, en l’état, j’en reste à mon premier ressenti : la PS5 ne vaut pour le moment pas que je me précipite dessus les yeux fermés.

Et pourtant je l’aime bien Miles Morales.

Enfin, avec l’arrivée d’une nouvelle génération de consoles se pose fatalement la question du gap qui va se dessiner avec l’actuelle, des bouleversements techniques qui vont faire de cette nouvelle époque un jalon de plus dans l’évolution constante du média. Je crois malheureusement que cette présentation n’a pas su révéler pleinement le potentiel de cette PS5 en tant que « console du futur ». Evidemment, il aurait été idiot de croire qu’à l’issue de la vidéo nous aurions été en mesure de dire « Ok, la nouvelle génération de machines sera faite de ceci, cela et ça ». Mais il n’en demeure pas moins qu’en regardant de nouveau les bandes annonces des divers titres présentés ici, j’ai du mal à y voir quoi que ce soit qui vienne me faire penser qu’on va réellement basculer dans quelque chose de différent dans cette ère nouvelle. Ou plutôt, qu’on ne le fera pas tout de suite.
Il semble de toute façon évident pour tout le monde je pense que le début d’une génération de console n’est jamais le vrai point de rupture avec la précédente. C’est le plus souvent une grande note d’intention qui se formule à l’aube de ces consoles inédites avec les jeux qui les alimentent durant leurs 12 ou 24 premiers mois. La bascule, la vraie, elle, se fait plus tard, à un moment où le hardware est bien mieux maîtrisé par les développeurs et où l’on arrive à exploiter son plein potentiel.

Jett : The Far Shore a tout l’air d’une pépite visuelle également.

Alors oui, tout ce qu’on a vu là a l’air bien joli, c’est certain. Comment ne pas tomber sous le charme des esthétiques de Forbidden WestKena ou Little Devil Inside, pour ne citer que ces trois titres aux directions artistiques bien différentes ? Mais comment également ne pas noter le framerate à la ramasse de Resident Evil : Village ou la façon dont aucun ou presque de tous ces jeux ne réussit à réellement nous faire croire qu’on est clairement passés à des éléments d’une puissance jamais vue ici ? Sur le plan technique, le seul élément de game design qui semble vouloir marquer le pas vis-à-vis des consoles actuelles, c’est la question de la génération des environnements. Je pense ici en particulier à Ratchet and Clank ou même Returnal et Pragmata, d’une autre manière. Si cela ne révolutionne pour le moment pas grand-chose, il convient cependant de saluer la prouesse vraisemblablement accomplie avec le jeu d’Insomniac Games qui réussit à mettre en scène des lieux aussi variés avec une fluidité aussi folle. Nul doute qu’on tient là quelque chose qui se retrouvera régulièrement, sinon souvent, dans les productions à venir. Mais au-delà de ça, là encore, rien ne me fait dire que la next gen est là, à portée de main. Nous allons selon toute vraisemblance nous retrouver dans les premiers temps de la PS5 (et certainement de la Series X) dans une période cross gen où les jeux auront beau témoigner de leur envie d’aller toujours plus loin, ils ne seront pas encore capable d’atteindre ces objectifs toujours plus fous.
Bien sûr, loin de moi l’idée de condamner d’avance cette génération à venir ! Là n’est pas du tout mon propos. L’audace viendra ! Et avec elle les bouleversements, les grandes idées, les œuvres fondatrices d’un renouveau du jeu vidéo. Il faudra seulement être patient et la PS5 a beau être une machine riche de mille promesses, elles ne pourront pas toutes être tenues dès son lancement, ça me paraît impossible. Alors pourquoi se précipiter dans ce cas ? Je ne peux en ce qui me concerne pas m’empêcher de penser que, de toute façon, la principale révolution du jeu vidéo dans son ensemble sur cette prochaine génération se fera moins sur la forme que sur le fond. Je reste intimement convaincu que les plus grands chambardements que nous connaîtrons dans ce média au cours des années à venir viendront plus de la narration et de la mise en scène que de la puissance brute des softwares, de l’expérience du média en tant qu’oeuvre avec une histoire à raconter et une façon de le faire, plus qu’en tant que logiciel pur et dur. Je ne sais pas si je vois juste et si l’avenir me donnera raison mais je l’espère sincèrement. En attendant, la perspective des évolutions à venir, que cette présentation de la PS5 et de ses jeux évoque par instants, se révèle tout ce qu’il y a de plus excitante pour le joueur que je suis.

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Pour conclure, je pense qu’on peut résumer ma pensée au sujet de la PS5 comme suit. Il y a d’abord cette partie de moi plutôt agréablement surpris par le design de l’objet. Mieux encore, je suis assez content de voir Sony oser dans le domaine et proposer un console qui se démarque nettement des précédentes et de la concurrence. Il y a ensuite cette autre partie qui accueille tous ces jeux avec l’envie d’en découvrir davantage pour la majorité d’entre eux mais en même temps le sentiment que le pas à franchir pour parler pleinement de next gen n’a pas encore eu lieu. Enfin, il y a cette ultime part de moi qui voit cette machine arriver à la fin de l’année mais qui ne voit en l’état actuel des choses aucune raison de se précipiter sur elle pour la ramener à la maison. Le bilan est donc simple à édifier : oui, je suis enthousiaste. Les promesses sont là, elles sont belles et elles donnent envie. Et parallèlement, non, je ne suis pas encore conquis. Il faudra en voir plus sur tous ces jeux, en apprendre davantage sur la console et ses fonctionnalités globales pour que je ne repousse pas sans cesse son achat jusqu’à un moment que je jugerai plus opportun. Sony a désormais quelques mois pour armer sa console et la vendre. Gageons que la passe d’armes qui s’annonce avec Xbox sera décisive pour déterminer qui de la PS5 ou de la Series X remportera le premier round de cette nouvelle génération. Le combat va être haletant !

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